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Les 100 qui font la ville

2021

Une nouvelle vie s’est dessinée pour Sophie Rosso depuis son arrivée au sein de Redman. La jeune directrice générale adjointe – 35 ans -, qui a quitté en début d’année 2021 l’ultra-urbanisme parisien pour une ville modeste près d’Aix-en-Provence, peut y développer son idéal de promotion « à impacts ». La crise sanitaire est bien sûr passée par ici, mais son amour pour ce métier est intact, elle qui pourtant ne se destinait pas à l’immobilier ou l’urbanisme (...).

Depuis 2013, Isabelle Rueff n’a de cesse d’accompagner la transformation du logement social de l’Opac 38, devenu Alpes Isère Habitat en 2020. La feuille de route de la directrice générale à son arrivée ? « Relancer la dynamique de construction dans une logique beaucoup plus proche de l’habitat que du logement », explicite-t-elle (...).

Le défi était de taille : succéder à Joël Batteux, l’homme qui a redessiné Saint-Nazaire. Certes, pour avoir été son adjoint à l’urbanisme, David Samzun fut à bonne école : « dans cette mairie, j’ai été éduqué à acheter des cartes de Monopoly. Saint-Nazaire s’est reconstruite par la maîtrise du foncier. Je ne connais pas d’autre stratégie qui permette de garder la main sur le peuplement. Ne pas subir les affres du marché en permanence c’est préserver la mixité sociale, laquelle ne se décrète pas. J’éprouve une fierté personnelle à pouvoir dire qu’à Saint-Nazaire le taux de logement social n’a jamais baissé. Nous en sommes à plus de 28 % » (...).

Du quartier Saint-Sauveur, à Lille, à l’île de Nantes, Claire Schorter compte parmi les urbanistes les plus influents du moment (...).

Urbaniste et paysagiste, Marion Talagrand s’intéresse aux sols, aux substrats, et « porte une grande attention à la manière de transformer le socle de la ville ». Elle veut sensibiliser au processus de fabrication des sols, à la géographie, « à la morphologie du substrat qui peut être fertile et vivant ou, au contraire, matériel et minéral, inerte, mais porteur d’usages » (...).

Cet été, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et la ministre déléguée au Logement ont renouvelé pour cinq ans le mandat de Philippe Van de Maele à la direction générale de l’établissement public d’aménagement de Paris-Saclay (Epaps). Il poursuit ainsi le pilotage de la transformation de ce grand territoire de 27 communes et trois communautés d’agglomération, allant de Versailles-Satory à la Zac de Moulon (Gif-Orsay) et de la halle Freyssinet de Trappes à la Zac de l’Ecole polytechnique à Palaiseau (...).

« Un matériau à la fois beau et écologique, patrimonial et d’avenir, noble et vertueux, avec lequel on peut tout faire ; un matériau géo-sourcé, d’un intérêt plus que jamais déterminant à l’ère de la transition écologique… » : celui dont l’enthousiasme pour son outil de travail ne se dément pas, c’est Marc Verrecchia, président de la société éponyme (...).

Vraiment Vraiment se définit comme une « agence de design d'intérêt général ». L’équipe franco-belge issue de la rencontre, en 2017, entre les agences Plausible Possible et Talking Things part du postulat que « l'intérêt général ne se décrète pas, il se conçoit, se construit et s'incarne, pas à pas » et veut imaginer « de nouvelles manières de travailler, de rendre service, de planifier et de prendre soin » (...).

On dirait qu’il n’en revient toujours pas. D’avoir été élu d’abord. De pouvoir passer à l’action ensuite. Il faut dire que son arrivée dans le monde politique, et plus précisément au poste d’adjoint au maire de Bordeaux chargé de la nature en ville et des quartier apaisés, n’était pas inscrite dans le marbre. D’abord parce que l’élection du premier maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, en juin 2020, a créé la surprise dans une ville dirigée par la droite depuis près de 75 ans. Ensuite parce que la trajectoire de Didier Jeanjean ne laissait pas forcément présager qu’il se tournerait vers la politique. (...).

2020

« J’ai très tôt voulu travailler sur les questions d’inégalités territoriales ». Après ses études à Sciences Po, section service public, complétées d’un MSC d’études européennes à Louvain et Barcelone et de politiques urbaines à Londres, Joëlle Boneu s’investit naturellement à l’international. En 2000, elle part à Bogota, en Colombie, avec l’ONG Ficonpaz, pour travailler pendant deux ans dans les quartiers accueillant les déplacés sur fond de conflit armé. (...).

Quadra hyperbooké et dormant peu, passé par Sciences Po, marathonien, adepte des jeux vidéo et apprécié de tous pour sa « loyauté », Emmanuel Grégoire avait le profil pour traverser l’époque dans les clous de la réussite (...).

Il y a chez Anne-Mie Depuydt une indéniable liberté, qui saute aux yeux dans ses scénographies, mais en même temps une vraie clarté dans les intuitions. Celles-ci ont séduit récemment l'aménageur de la Zac Ivry-Confluences mais également les promoteurs du futur village olympique. (...).

Comme pour conjurer les démons de la crise sanitaire, c'est durant le confinement que la Caisse des Dépôts a annoncé la nomination de Laurent Germain à la tête du groupe d'ingénierie, de conseil et d'exploitation Egis (la société est présente dans les secteurs de l'aménagement, du transport, de l'eau et de l'environnement). Ancien directeur général du groupe Segula Technologies, Laurent Germain a succédé, le 31 octobre 2020, à Nicolas Jachiet, qui a fait valoir ses droits à la retraite. (...).

Comme pour conjurer les démons de la crise sanitaire, c'est durant le confinement que la Caisse des Dépôts a annoncé la nomination de Laurent Germain à la tête du groupe d'ingénierie, de conseil et d'exploitation Egis (la société est présente dans les secteurs de l'aménagement, du transport, de l'eau et de l'environnement). Ancien directeur général du groupe Segula Technologies, Laurent Germain a succédé, le 31 octobre 2020, à Nicolas Jachiet, qui a fait valoir ses droits à la retraite. (...).

Les 100 qui font la ville

Les 100 qui font la ville, un hors-série du magazine Traits Urbains