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Les 100 qui font la ville

2021

C’est un spécialiste des politiques du logement qui préside à la production de « quartiers durables » en tant que directeur général d’UrbanEra, l’aménageur urbain de Bouygues Immobilier, et de l’Immobilier commercial. L’histoire commence il y a vingt-cinq ans (...).

Conduite par « un intérêt très fort pour le développement des territoires, notamment à travers les leviers de la culture et de l’innovation », Marion Apaire a étudié les sciences politiques (master Politiques publiques à Sciences Po Grenoble). Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, festival Paris-Cinéma, puis Paris Métropole comme chargée d’études et du suivi des projets métropolitains (...).

A l’issue d’une démarche de transmission au long cours, Nicolas Michelin s’est mis en retrait de l’agence qu’il a fondée en 2001. Il entend « se consacrer davantage à un combat politique, philosophique et climatique ». Une passation officialisée le 8 septembre dernier, pour les 20 ans de l’agence, avec la présentation des sept associés, auquel il continuera de fournir son expertise sur certaines grandes opérations urbaines (...).

Voilà maintenant une quinzaine d’années que Clément Alteresco s’intéresse au sujet du coworking. Diplômé de Dauphine, il développe rapidement des qualités d’entrepreneur en série : après plusieurs pépites qu’il codéveloppe – citons notamment Digitick - il rejoint Fabernovel, qui lui confie le développement du premier espace de coworking en France, puis aux Etats-Unis, à San Francisco, en 2008 (...).

Inciter les habitants à regarder autrement les paysages du quotidien, leur faire découvrir des univers aussi proches qu’inconnus, tels qu’un belvédère surplombant une zone commerciale ou une passerelle méconnue franchissant des voies ferrées. Tel est le propos de l’association Sentiers métropolitains, pour qui, « au même titre qu’une bibliothèque, une piscine ou une école de musique, les sentiers métropolitains sont des équipements urbains de base » (...).

La cuisine peut changer la vie, y compris professionnelle. Cyrielle Callot pourrait le confirmer. A force de préparer ses aliments, la jeune femme s’est posé la question du devenir de leur superflu : où vont ses déchets une fois mis à la poubelle ? Que deviennent-ils ? Et peut-on leur réserver meilleur destin qu’aujourd’hui ? De ces interrogations est née l’association en 2018 avec Alexandre Guilluy et Kenzo Sato, les cofondateurs des Alchimistes, une entreprise de collecte et de compostage de biodéchets locaux. « Je me suis passionnée pour le sujet et ai en quelque sorte opéré ma propre transition », témoigne la cofondatrice en décrivant le virage professionnel qu’elle a pris, pas complètement à 90 degrés quand même. (...).

« Ce qui me porte, c’est de rendre – concrètement - service aux gens », résume la nouvelle directrice générale d’Action Logement, Nadia Bouyer. Cette ingénieure X-Ponts, au tempérament réservé, reste intarissable quand il s’agit d’aborder les sujets du logement, et notamment le logement social et abordable. Une réformatrice dans l’âme, toujours au service de l’État. (...).

Chez Bernard Bletton, la « passion de la troisième voie, au point de rencontre entre la satisfaction de l’intérêt général et l’efficacité du privé » a été la plus forte. Elle l’a emporté sur les opportunités de carrière en collectivité ou dans la promotion qui ont pu se présenter à lui (...).

Début 2021, BNP Paribas Real Estate décide « d’intégrer dans sa stratégie les évolutions récentes de la ville de demain », en fusionnant ses branches Promotion Immobilier d’Entreprise, Résidentiel et Grands projets. Olivier Bokobza en prend la tête et est nommé président des activités de Promotion de BNPPRE, en France et à l’international. Par cette accélération de l’intégration de ses métiers, le promoteur se place ainsi directement dans une optique de réalisation de projets urbains mixtes, « toujours plus intégrés, hybrides et solidaires » (...).

En 2019, Karine Bidart est nommée directrice générale de l’Agence parisienne du climat (APC). « L’urgence climatique est là depuis longtemps : il est essentiel de mettre tout le monde en mouvement pour engager la transition écologique du territoire ». Sur ce défi crucial, la DG et toute son équipe n’économisent pas leur énergie. Informer et sensibiliser le grand public, « rendre tangible la transition écologique sur le territoire », entrainer les entreprises « au bénéfice du territoire et du bien commun », encourager les projets de rénovation en apportant « un conseil neutre, indépendant et gratuit », accompagner les filières… (...).

Avec 250 hectares de foncier industriel mutable d’ici les 20 prochaines années, le terrain de jeu est vaste. Olivier Bianchi, maire (PS) de la capitale auvergnate et président de la Métropole, fourmille d’idées pour « fabriquer la ville » sur ces friches. Avec un atout majeur : « ces réserves foncières importantes nous permettent de ne pas nourrir la question de l’étalement urbain », se félicite celui qui a entamé son deuxième mandat de maire en juin 2020, à tout juste 50 ans (...).

Lyonnaise d’origine, Virginia Bernoux a développé le goût de la promotion immobilière lors d’une première expérience professionnelle à Lille. Après des études en génie civil et urbanisme à l’Insa Lyon, elle découvre la région lilloise au sein d’une structure d’assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’oeuvre – qui deviendra plus tard Icade (...).

C’est au Yémen que ce Libanais d’origine a « attrapé le virus de l’urbanisme ». Jeune architecte DESA, Fouad Awada participe à un programme de réhabilitation urbaine financé par la Banque mondiale et constate l’ampleur des besoins. Il s’inscrit en DESS d’urbanisme, il soutiendra plus tard un doctorat en urbanisme à l’école des Ponts et Chaussées (...).

Trois trentenaires fondent en 1996 L’AUC. En 2021 Djamel Klouche, Caroline Poulin et François Decoster remportent ensemble le Grand Prix de l’urbanisme. Alessandro Gess, architecte à l’agence depuis plus de dix ans, les a récemment rejoints au statut d’associé (...).

Urbaniste et architecte lyonnais, Humbert David, 60 ans, est à la tête de l’agence urbaine « Passagers des Villes ». Il la fonde en 1997 et la rebaptise en 2005. Le nouveau nom reflète tout à fait sa vision du métier. « On aide les territoires à passer d’un état à un autre, sans jugement de ce qui était avant. On accompagne des transitions. On essaie de trouver des points de rééquilibrage des territoires sur lesquels on intervient », déroule Humbert David (...).

Serge Contat est directeur général d’Emmaüs Habitat depuis le 25 juin 2021. S’il est encore trop tôt pour en faire un premier bilan, on perçoit sa fierté d’avoir rejoint « cette belle maison où l’on voit partout des photos de l’Abbé Pierre… y compris sur les tapis de souris ». Sa mission consiste à « mener à bien le renouvellement urbain dans de bonnes conditions et garder à coeur l’esprit de l’Abbé Pierre, qui continue de subjuguer les collaborateurs, très attachés à ses valeurs ». Décidé à poursuivre l’accompagnement social attentif des locataires, l’homme reconnaît que « l’organisme gagnerait à être plus costaud financièrement et qu’il faut gagner de la croissance » (...).

CoBe comme la Compagnie Belleville ou l’histoire de trois copains – Alexandre Jonvel, Martin Lemerre et Raphaël Denis – qui, dès leur sortie de l’école d’architecture éponyme, sont portés par l’envie de créer leur propre agence en mélangeant les disciplines. « Croiser les regards, je crois que l’on touche là à l’ADN le plus profond de l’agence », insiste Alexandre Jonvel. « Construire des liens pour bâtir de nouveaux horizons : notre slogan résume bien notre manière d’être » (...).

Pierre Christophe aurait pu être journaliste, enseignant, économiste, urbaniste... Et il l’est, à sa manière pugnace et inclassable. Militant écologiste, il alimente la presse alternative nancéienne d’articles percutants sur les transports, l’air, l’eau ou la biodiversité. A l’école d’architecture de Nancy, il intervient sur le thème « architecture et transition énergétique » (...).

« Réunir la pierre et le vivant, trop longtemps séparés » selon eux, Pascale Dalix et Frédéric Chartier en font la marque de fabrique de leur agence d’architecture depuis sa constitution à Paris en 2008. Donc bien avant que le retour de la nature en ville ou la prise en compte de la biodiversité remontent aux premiers rangs des priorités des maîtres d’ouvrage publics et privés. Leur appétence pour ces enjeux découle d’abord de leur regard de citoyens soucieux du ménagement de la planète, qu’ils appliquent à leur travail. C’est ainsi que Pascale Dalix défend le principe d’une « architecture holistique », qui soit guidée par l’objectif que « l’Homme cesse de se tenir au sommet de la pyramide et accepte d’en descendre pour dialoguer avec les autres composantes du vivant » (...).

Parti en 2003, « sans argent, ni réseau », il vise 800 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025. Puis deux milliards en 2030 ! Dix fois plus qu’en 2020 (207 millions)… Président-directeur général du groupe Réalités, Yoann Choin-Joubert, 46 ans, annonce en plus être venu à l’urbain « par hasard » (...).

En janvier 2019, Eric Charmes publie La revanche des villages aux éditions du Seuil. En pleine crise des Gilets jaunes, cet essai sur la France périurbaine prend la forme d’une contre-critique. En effet, la réalité qui y est décrite n’est pas totalement noire. Attirés par l’idéal de la vie à la campagne, les périurbains représentent aujourd’hui un quart de la population française (...).

De l’habitat informel marocain à l’urbanisme marseillais : le parcours de Mathilde Chaboche dessine une carte du Sud. Cette tête bien pleine – diplômée de Sciences-Po et de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme régional d’Aix-Marseille – a roulé sa bosse sur plusieurs continents avant de se fixer à Marseille au début des années 2010. « Au cours de mes études, je me suis spécialisée sur les pays en voie de développement. J’ai enchaîné par des expériences au Pérou, en Argentine... avant de travailler durant cinq ans au Maroc »  (...).

Une fidélité sans faille à l’immobilier, de la vente de bureaux à l’organisation du Mipim sur le continent asiatique avant de franchir le pas de la promotion immobilière à l’aube de l’an 2000. Le voilà aujourd’hui à la tête d’un ensemble totalisant plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en travaillant sur la promotion et l’asset management. Son ambition tient en quelques mots et en une passion. « Je me considère comme un acteur de la ville », martèlet-il (...).

« Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que le street art embellit Grenoble, ça fait parler, ça amène quelque chose en plus. Avant, Grenoble, c’était la capitale des Alpes, la capitale des sciences, la capitale de beaucoup de choses. Aujourd’hui, il y a une dimension culturelle street art très forte qui fait rayonner la ville d’une manière supplémentaire, une nouvelle identité s’est ajoutée », déroule, enthousiaste, Jérôme Catz, du haut de ses sept années à la tête du Grenoble Street Art Fest, rebaptisé Street Art Fest Grenoble Alpes en 2019 (...).

« Je fais des allergies au soleil » : en bon Breton, Franck Caro n’était a priori pas prédisposé pour travailler sous les coups de boutoir caniculaires de la Méditerranée. Ce Vannetais est pourtant installé sur les rives du vieux-port depuis le printemps 2021. Il dirige la société publique locale d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) Aix-Marseille-Provence, instance déployée par l’Etat et les collectivités (Métropole et Ville) pour mener la lutte contre l’habitat indigne. (...).

Il aurait pu être cuisinier. Il se projetait architecte d’intérieur. Il est devenu urbaniste, et militant de la cause urbaine. « J’avais une forme d’appétence pour les villes et ce qu’elles étaient capables de générer », se souvient Louis Canizarès (...).

Agé de 41 ans, ce Nancéien d’origine jongle déjà depuis deux décennies avec les concepts scientifiques, philosophiques et urbanistiques. (...).

« A 17 ans, je voulais être sociologue et prof’ de fac’... » : un quart de siècle plus tard, Jérôme Dubois est maire, professeur d’urbanisme et urbaniste conseil. Une triple casquette que coiffe avec entrain ce Sétois qui partage son temps entre Volx, commune du Val de Durance riveraine de Manosque et dont il est le premier magistrat depuis près de vingt ans, Aix-en-Provence et Marseille où il enseigne à l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional (IUAR) et à l’école nationale supérieure d’architecture de Luminy (...).

Après une décennie à assumer la fonction de directeur général de Groupama Immobilier, Eric Donnet se définit comme « un homme de projets et de développements ». Ses missions ? « Faire naître des projets et les amener à se concrétiser, et faire croître Groupama dans son exposition immobilière » (...).

C’est en janvier 2020 que Marlène Dolveck est nommée directrice générale de SNCF Gares & Connexions, qui exploite les 3 000 gares françaises – « 10 millions de visiteurs par jour et 10 millions de mètres carrés gérés », résume-t-elle. Un poste à fortes turbulences, dont elle prend la responsabilité à la sortie d’une des plus longues grèves de l’histoire de la SNCF, déclenchée par la réforme des retraites, et peu avant le premier confinement et la baisse drastique du trafic qui allait s’en suivre. (...).

En avril dernier, l’OID a donc décidé de confier sa gouvernance à cette femme de 47 ans, et ce n’est pas anodin. Désormais, l’association est reconnue d’intérêt général et réunit plus de 80 membres, qui représentent plus de 20 000 bâtiments et quelque 50 millions de m2. De l’OID, Sabine Desnault dit apprécier « l’indépendance, la capacité à décrypter les enjeux et les textes, et une réelle faculté à impacter la filière. C’est à la fois un travail de terrain et d’industrialisation ». Que l’OID cherche désormais à déployer à l’échelle européenne, toujours dans cette logique de fédération. (...).

Boris Derichebourg prône « une approche entrepreneuriale différente ». Il restructure l’entreprise en misant sur de nouveaux métiers (services généraux, maintenance urbaine), s’adresse à l’industrie (aéronautique, automobile…), au tertiaire, et développe des activités d’interim. Il s'entoure de partenaires dans l’internet des objets et la robotique et signe en 2016 un partenariat avec La Poste pour son programme French IoT (...).

« Je m’attacherai à inscrire l’architecture comme un vecteur d’analyse de la société, un témoin de notre histoire et un matériau actif qui nous propulse dans les évolutions ultra rapides de notre société. L’architecture a un rôle social, culturel, économique, politique et environnemental. Elle doit contribuer à l’adaptabilité de nos modes de vie face aux puissantes transformations de la ville et aux états de crise » (...).

Caroline Delgado-Rodoz fait partie de la génération montante des responsables immobiliers qui souhaitent penser l’immobilier autrement : donner du sens à chaque opération, accompagner les occupants, donner une dimension durable et écologique viable à une industrie ô combien productrice en carbone (...).

« Beaucoup de gens veulent s’installer à Montpellier. Il faut construire, mais différemment. Nous ne sommes pas dans un schéma de conservatisme foncier. Nous travaillons à l’identification de tous les gisements », rétorquet-il aux promoteurs inquiets d’une crise de l’offre (...).

Julie de Roujoux est l’une de ces têtes bien faites comme sait en produire le système français de l’enseignement supérieur : diplômée de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole nationale des Ponts et chaussées, elle a également fréquenté l’Ecole d’architecture de Marne-la-Vallée. Elle possède donc la double expertise d’ingénieure et d’architecte DPLG, une expertise employée dans un parcours pluriel (...).

Claire Gilot et Guillaume Lomp se sont rencontrés sur les bancs de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles, promo 2000. Depuis, ils ne se sont plus quittés. Couple à la ville comme au bureau, ils ont tout d’abord entamé leur carrière professionnelle chacun de leur côté. Pour ne pas tout mélanger (...).

Il est rentré de Tokyo « impressionné ». Nicolas Ferrand n’est pourtant pas du genre impressionnable. On n’irait pas jusqu’à dire qu’il a tout vu mais à la veille de la cinquantaine, l’ancien de Polytechnique et des Ponts, passé par le MIT de Boston, peut justifier d’une expérience certaine (...).

Polytechnicien, Stephan de Faÿ est diplômé d’architecture navale et d’ingénierie marine de l’Ecole nationale supérieure de techniques avancées (Ensta) (...).

« En 2021, nous récoltons les fruits de notre investissement », résume-t-il… Notamment à la faveur de plusieurs dispositifs, dont le plus récent : le bail réel solidaire - il en est un fervent défenseur et sa société est présente dans plusieurs Organismes de Foncier Solidaire (...).

Les littéraires et les militants se souviendront que Champ libre fut dans les années 1970 la maison d’édition de Guy Debord, l’un des fondateurs de l’Internationale situationniste et le théoricien de La société du spectacle. Pour croquer son Champ Libre à lui, une coopérative créée en 2007, Bruno Garnerone se contente de souligner qu’il n’est « pas du sérail ». De fait, il est paysagiste et soutient qu’« il faut arrêter de faire des parcs et des jardins (et préférer) les équipements culturels et paysagers », tels que les Jardins passagers du Parc de la Villette, première commande publique passée à l’agence, qui résume encore aujourd’hui l’esprit qui anime celle-ci (...).

Au printemps 2021, Fabien Gantois a succédé à Christine Leconte à la présidence du Conseil régional de l’Ordre des architectes d’Ile-de-France. Un mandat durant lequel il compte suivre plusieurs « fils rouges » (...).

Après 27 ans passés au service des collectivités toulousaines, elle maîtrise tous les rouages de l’aménagement public (...).

Patrick Grégoire a « découvert la fabrique de la ville dans sa vision systémique » lorsqu’il a commencé à travailler au ministère des Finances, à la direction de l’immobilier de l’Etat, en 2011 (...).

S’il fallait donner un thème au parcours professionnel d’Anne-Sophie Grave, il porterait l’inscription « intérêt général ». Présidente de CDC Habitat depuis décembre 2020, cette ingénieure des Mines de Paris s’est forgée une expérience d’une vingtaine d’années dans le secteur du logement social… mais pas que ! (...).

Réfléchir et agir. Le parcours de Denis Girou, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, est rythmé par des allers-retours entre la recherche et l’opérationnel (...).

Il a traversé tant de projets d’aménagements depuis des années à Strasbourg et dans ses environs qu’on le croirait tombé tout petit dans la marmite de l’urbanisme. Mais non. Eric Hartweg, le directeur général de la Sers (Société d’aménagement et d’équipement de la région de Strasbourg) et de la SPL Deux-Rives a eu une vie antérieure, et même plusieurs (...).

Depuis sa création en septembre 2013, le groupement européen de coopération transfrontalière (GECT) Alzette-Belval n’a connu qu’une directrice : Dorothée Habay-Lê, qui fut la première salariée de la structure, alors hébergée dans un bureau de la mairie d’Audun-le-Tiche (Moselle), et qui dirige à présent une équipe de six personnes dans les locaux modernisés d’un ancien laboratoire de la sidérurgie (...).

« Rien de très original » dans son parcours, à l’en croire… Pierre-Yves Guice, ingénieur en chef des ponts, eaux et forêts, est polytechnicien - « classiquement je voulais faire des maths, de l’économie et de la finance, c’était très à la mode à l’époque ». Au fil des rencontres, il en viendra à s’intéresser aux sujets de la ville et de l’ingénierie publique. (...).

Bien avant de suivre le programme « Women be board ready » de l’ESSEC Business School, Cécile Lamon était a priori armée pour la gouvernance. Ingénieure des Ponts, elle débute, en effet, sa carrière en tant que conductrice de travaux chez Léon Grosse (de 1995 à 1997) (...).

Cela fait maintenant plus de quarante ans que Marie-Christine Jaillet explore la manière dont les villes se fabriquent et se vivent (...).

Baptiste Hernandez a développé une démarche qui, « au-delà de la seule dimension spatiale du projet, vise à créer des processus construits sur l’intelligence collective », en s’appuyant sur « un regard très sciences humaines » (...).

Lauréats du concours du village olympique de Paris 2024 (lot E1), on pourrait les comparer à un « deux de couple » en aviron tant ils font corps avec leur embarcationpour tracer le sillage au millimètre dont ils ont fait profession. « Être de meilleurs architectes et de meilleurs urbanistes » : voilà ce qui motive au quotidien Adrien Lambert et Etienne Lénack (...).

Sylvie Landriève codirige avec Christophe Gay ce qu’elle qualifie de « communauté de réflexion internationale sur le rôle de la mobilité dans l’évolution de la société (chercheurs, professionnels, élus, artistes, voire plus grand public - citoyens, militants) ». Elle s’intéresse de longue date à l’évaluation des politiques publiques et à l’implication des citoyens dans leur élaboration (...).

Nommée à la tête de l’Établissement Public d’Aménagement Bordeaux Euratlantique depuis le 1er août 2021, Valérie Lasek savoure sa chance : « j’avais très envie de me confronter à la production de la ville en vrai et travailler au sein d’un EPA me paraissait la manière la plus opérationnelle de le faire. Cette concordance entre mes envies et l’agenda de Stéphan de Faÿ (dg d’Euratlantique de 2014 à 2020, Stéphan de Faÿ dirige actuellement Grand Paris Aménagement, ndlr) a été une véritable aubaine » (...).

On ne devient pas anthropologue urbaine sans emprunter des chemins de traverse. Ceux de Sonia Lavadinho, fondatrice de l’agence suisse Bfluid, l’ont conduite de la psychologie à la géographie et des villages aux mégapoles du monde entier, avec pour fil conducteur l’observation passionnée de l’humain dans l’espace public (...).

Il planche dès 1991 sur son premier grand projet urbain : le quartier des Consuls de mer à Montpellier. C’est dans cette ville que tous deux créent un an plus tard l’agence RKNL. Luxembourg, Allemagne, Bretagne… La structure rebaptisée Lebunetel+Associés sort vite de ses bases sans chercher à grossir démesurément. Aujourd’hui, elle compte une quinzaine de collaborateurs dont deux associées architectes urbanistes, Myriam Léon-Roméas etMagalie San-Juan. Le dada de cette équipe : tout ce qui est atypique et donne du fil à retordre ! (...).

« En 2020, malgré les perturbations entraînées par la pandémie, le groupe Alila a poursuivi son développement ininterrompu depuis ses origines. Son chiffre d'affaires a ainsi nettement progressé de 23 % à 754 millions d’euros, avec 6 918 logements réservés dans toute la France. Le Groupe a également renforcé son portefeuille de projets en cours et a vu son volume d'affaires progresser à 1,47 milliard d’euros », indiquait, au printemps dernier, le jeune groupe présent désormais dans le Top 20 des promoteurs français. (...).

Directeur général de la SPL Lyon Confluence depuis mai 2021, Samuel Linzau a pris en main un projet de vingt ans d’existence, qui n’a pas fini de répondre à des défis multiples : « rendre la ville plus agréable, plus désirable, plus inclusive, plus accueillante pour tous ; proposer un parcours résidentiel, un parcours tertiaire (de la startup au bureau, en passant par l’économie sociale et solidaire), un parcours d’enseignement, un parcours commercial… Pour que chacun puisse se sentir bien, avec tout à disposition : la diversité des typologies va avec une mixité qui doit se développer et s’entretenir » (...).

Au mois de juin dernier, Olivier Sichel, directeur général délégué de la Caisse des Dépôts et directeur de la Banque des Territoires, a fait évoluer la gouvernance de la Scet, entité de la Banque des Territoires et filiale de la CDC. Il a nommé Carole Abbey présidente du conseil d’administration et Romain Lucazeau directeur général de la Scet, en remplacement du p-dg Stéphane Keïta, nommé conseiller auprès du directeur de la Banque des Territoires. Romain Lucazeau est également membre du comité exécutif de la Banque des Territoires et directeur de la publication de la revue Urbanisme (...).

Le 28 septembre, Nathalie Maquoi a reçu la médaille de l’urbanisme de l’Académie d’architecture au nom de la Soreqa, qu’elle préside (...).

Basée à Paris et Bruxelles, l'agence Les Marneurs mène des projets à des échelles variées : la maîtrise d'oeuvre d'espaces publics à Bruxelles, la conception d'un parc productif à Charleroi, la création d'un parc agricole ainsi que la construction de logements maraîchers à Toulouse (...).

Phytolab prospère et se développe sur toute la façade atlantique, avec une appétence particulière pour les projets d’interface entre l’eau et la terre. L’agence revendique « des projets d’intégration d’infrastructures tels que le tramway ou la transformation d’autoroute urbaine en boulevard apaisé, des projets de mise en valeur d’espaces littoraux ou de villes littorales, des plans de programmation ou de gestion écologique, des renaturations de sites industriels ou littoraux dégradés, des parcs et des projets urbains, des quartiers nouveaux, des places, des rues… mais aussi des études territoriales et patrimoniales » (...).

A la tête de Legendre Immobilier depuis 2015, Pascal Martin a « fait pivoter la société de promotion », jusque là essentiellement tertiaire, vers plusieurs directions ; diversification typologique, élargissement de l’activité (...).

Les 4 et 5 octobre, deux ans après l’accident Lubrizol, Rouen Métropole, autoproclamée « capitale du monde d’après », organisait son 2e Forum de la résilience, avec le soutien de Popsu (Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines) et de l’ICSI (Institut pour une culture de sécurité industrielle). « L’accident a agi comme un accélérateur », a souligné le président de la métropole et maire (PS) de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol (...).

En juin dernier, l’opération de revitalisation du centre-bourg de Decazeville, dans l’Aveyron, recevait le « Coup de coeur du jury » des 5es Défis urbains pour son caractère particulièrement volontariste et l’effet levier de cette transformation urbaine en profondeur (...).

Mais, au fait, qui est Raymond ? Un agriculteur du Sud-Ouest et le grand-père d’Hugo Meunier, le fondateur du collectif : « j’ai voulu rendre hommage à son terroir, aux valeurs de la campagne. Et ces valeurs, nous les portons aujourd’hui dans les villes ». Avec ses compagnons de lutte Antoine Baume et Guillaume Hadjigeorgiori, qui ont rapidement rejoint l’aventure, débutée en 2015. Ces trois-là disent aimer la dynamique urbaine mais, habitués aux paysages verdoyants et aux fruits et légumes frais, n’arrivent pas à se résigner à respirer l’air citadin pollué (...).

Pour son deuxième mandat à la Ville dePour son deuxième mandat à la Ville deGrenoble, Yann Mongaburu, 38 ans, s’attelle à un nouveauchantier d’importance pour la capitale des Alpes : systématiserl’urbanisme tactique, en faire un mode opératoireà part entière (...).

Par où commencer ? Rollon Mouchel-Blaisot est préfet. Et une fois qu’on a dit ça on n’a rien dit ! L’homme est né à Carteret, au nord-ouest de la presqu’île du Cotentin, là où l’on prend le bateau pour rejoindre les îles anglo-normandes. Logiquement, il n’échappera pas à l’appel du grand large. Diplômé de Sciences-Po, il est titulaire d'un troisième cycle en économie et en droit du transport international aérien et maritime (...).

Secrétaire permanente du Puca (Plan urbanisme construction architecture), Hélène Peskine garde en tête sa vocation initiale, l’architecture dans son rôle social. Formée à l’Insa Strasbourg, son diplôme portait sur un accueil de jour pour des adolescents autistes : « j’avais déjà dans l’idée de faire de ce métier un outil pour être mieux dans son environnement » (...).

Un diplôme de l’école de dessin Emile Cohl, des débuts à Paris comme styliste… Le goût d’Yvan Patet pour les formes et les matières aurait pu trouver un autre mode d’expression s’il n’avait, dans les années 1980, rejoint à Lyon l’entreprise paternelle d’architecture et de construction (...).

Katayoune Panahi a été nommée directrice de l’immobilier du groupe SNCF, en février 2021. Elle a intégré, à ce titre, le Comex SNCF. La direction de l’immobilier SNCF porte la politique immobilière du groupe. Elle s’articule autour de quatre priorités : « optimiser et moderniser le parc immobilier, mobiliser le foncier ferroviaire au service du développement territorial, développer un environnement de travail adapté aux besoins des collaborateurs et développer une offre de logement accessible à tous, notamment pour les cheminots, à proximité des réseaux de transports » (...).

Voilà plus d’une décennie que Cédric Nicard porte - et apporte - les sujets environnementaux aux différents acteurs de l’immobilier.. (...).

Le débit de paroles est ultra rapide : Antoine Petitjean a tant de choses à dire. Philippe Madec, son directeur de diplôme, décela très vite le potentiel du garçon, l’invitant dans son atelier à participer à une charrette alors qu’il était encore étudiant à l’école d’architecture de Lyon (ENSAL). Les deux hommes sont aujourd’hui en cours d’association. En parallèle, Antoine Petitjean enseigne en master 2 à l’école supérieure de paysage de Versailles, antenne de Marseille. A 36 ans, il est encore très actif au sein du Club Ville Aménagement, pour lequel il enquête et écrit. (...).

Sur Linkedin où il se présente comme « cofondateur de la Fabrique des mobilités », sa page est illustrée d’une photo d’aventurier traversant un cours d’eau dans une jungle plutôt hostile. « Non, ce n’est pas une photo de moi ; cette image illustre la sensation que j’ai d’explorer les choses, d’être seul, et de chercher des alliés », explique-t-il (...).

Jean-Luc Porcedo a été pendant une vingtaine d’années un acteur des politiques territoriales, dont il a une connaissance affûtée (...).

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir un maire communiste durant la crise sanitaire. C’est du moins ce que semble avoir voulu souligner la City Mayors Foundation en élisant, au mois de septembre, Philippe Rio « meilleur maire du monde », à égalité avec son homologue de Rotterdam (...).

Une nouvelle vie s’est dessinée pour Sophie Rosso depuis son arrivée au sein de Redman. La jeune directrice générale adjointe – 35 ans -, qui a quitté en début d’année 2021 l’ultra-urbanisme parisien pour une ville modeste près d’Aix-en-Provence, peut y développer son idéal de promotion « à impacts ». La crise sanitaire est bien sûr passée par ici, mais son amour pour ce métier est intact, elle qui pourtant ne se destinait pas à l’immobilier ou l’urbanisme (...).

Depuis 2013, Isabelle Rueff n’a de cesse d’accompagner la transformation du logement social de l’Opac 38, devenu Alpes Isère Habitat en 2020. La feuille de route de la directrice générale à son arrivée ? « Relancer la dynamique de construction dans une logique beaucoup plus proche de l’habitat que du logement », explicite-t-elle (...).

Le défi était de taille : succéder à Joël Batteux, l’homme qui a redessiné Saint-Nazaire. Certes, pour avoir été son adjoint à l’urbanisme, David Samzun fut à bonne école : « dans cette mairie, j’ai été éduqué à acheter des cartes de Monopoly. Saint-Nazaire s’est reconstruite par la maîtrise du foncier. Je ne connais pas d’autre stratégie qui permette de garder la main sur le peuplement. Ne pas subir les affres du marché en permanence c’est préserver la mixité sociale, laquelle ne se décrète pas. J’éprouve une fierté personnelle à pouvoir dire qu’à Saint-Nazaire le taux de logement social n’a jamais baissé. Nous en sommes à plus de 28 % » (...).

Du quartier Saint-Sauveur, à Lille, à l’île de Nantes, Claire Schorter compte parmi les urbanistes les plus influents du moment (...).

Urbaniste et paysagiste, Marion Talagrand s’intéresse aux sols, aux substrats, et « porte une grande attention à la manière de transformer le socle de la ville ». Elle veut sensibiliser au processus de fabrication des sols, à la géographie, « à la morphologie du substrat qui peut être fertile et vivant ou, au contraire, matériel et minéral, inerte, mais porteur d’usages » (...).

Cet été, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et la ministre déléguée au Logement ont renouvelé pour cinq ans le mandat de Philippe Van de Maele à la direction générale de l’établissement public d’aménagement de Paris-Saclay (Epaps). Il poursuit ainsi le pilotage de la transformation de ce grand territoire de 27 communes et trois communautés d’agglomération, allant de Versailles-Satory à la Zac de Moulon (Gif-Orsay) et de la halle Freyssinet de Trappes à la Zac de l’Ecole polytechnique à Palaiseau (...).

« Un matériau à la fois beau et écologique, patrimonial et d’avenir, noble et vertueux, avec lequel on peut tout faire ; un matériau géo-sourcé, d’un intérêt plus que jamais déterminant à l’ère de la transition écologique… » : celui dont l’enthousiasme pour son outil de travail ne se dément pas, c’est Marc Verrecchia, président de la société éponyme (...).

Vraiment Vraiment se définit comme une « agence de design d'intérêt général ». L’équipe franco-belge issue de la rencontre, en 2017, entre les agences Plausible Possible et Talking Things part du postulat que « l'intérêt général ne se décrète pas, il se conçoit, se construit et s'incarne, pas à pas » et veut imaginer « de nouvelles manières de travailler, de rendre service, de planifier et de prendre soin » (...).

On dirait qu’il n’en revient toujours pas. D’avoir été élu d’abord. De pouvoir passer à l’action ensuite. Il faut dire que son arrivée dans le monde politique, et plus précisément au poste d’adjoint au maire de Bordeaux chargé de la nature en ville et des quartier apaisés, n’était pas inscrite dans le marbre. D’abord parce que l’élection du premier maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, en juin 2020, a créé la surprise dans une ville dirigée par la droite depuis près de 75 ans. Ensuite parce que la trajectoire de Didier Jeanjean ne laissait pas forcément présager qu’il se tournerait vers la politique. (...).

2020

« J’ai très tôt voulu travailler sur les questions d’inégalités territoriales ». Après ses études à Sciences Po, section service public, complétées d’un MSC d’études européennes à Louvain et Barcelone et de politiques urbaines à Londres, Joëlle Boneu s’investit naturellement à l’international. En 2000, elle part à Bogota, en Colombie, avec l’ONG Ficonpaz, pour travailler pendant deux ans dans les quartiers accueillant les déplacés sur fond de conflit armé. (...).

Quadra hyperbooké et dormant peu, passé par Sciences Po, marathonien, adepte des jeux vidéo et apprécié de tous pour sa « loyauté », Emmanuel Grégoire avait le profil pour traverser l’époque dans les clous de la réussite (...).

Il y a chez Anne-Mie Depuydt une indéniable liberté, qui saute aux yeux dans ses scénographies, mais en même temps une vraie clarté dans les intuitions. Celles-ci ont séduit récemment l'aménageur de la Zac Ivry-Confluences mais également les promoteurs du futur village olympique. (...).

Comme pour conjurer les démons de la crise sanitaire, c'est durant le confinement que la Caisse des Dépôts a annoncé la nomination de Laurent Germain à la tête du groupe d'ingénierie, de conseil et d'exploitation Egis (la société est présente dans les secteurs de l'aménagement, du transport, de l'eau et de l'environnement). Ancien directeur général du groupe Segula Technologies, Laurent Germain a succédé, le 31 octobre 2020, à Nicolas Jachiet, qui a fait valoir ses droits à la retraite. (...).

Comme pour conjurer les démons de la crise sanitaire, c'est durant le confinement que la Caisse des Dépôts a annoncé la nomination de Laurent Germain à la tête du groupe d'ingénierie, de conseil et d'exploitation Egis (la société est présente dans les secteurs de l'aménagement, du transport, de l'eau et de l'environnement). Ancien directeur général du groupe Segula Technologies, Laurent Germain a succédé, le 31 octobre 2020, à Nicolas Jachiet, qui a fait valoir ses droits à la retraite. (...).

Lise Bourdeau-Lepage est professeure de géographie à l’université Jean-Moulin Lyon 3. Docteure en économie, elle commence à s’intéresser aux villes à l’issue de sa thèse, à travers la question économique et spatiale, avec un attrait « pour l’observation du mode de vie des habitants des grandes métropoles » (...).

Laurent Girometti, le directeur général d’EpaMarne-EpaFrance, fait remonter loin sa vocation : « depuis tout petit, j’ai toujours été fasciné par ce qui fait la ville. Je comptais les immeubles, les étages, les fenêtres, regardais les travaux pour voir aussi ce qui se passe sous nos pieds, ces tuyaux et ces fils qui font fonctionner la ville aussi », confie-t-il. (...).

La Poste du Louvre se transforme en hôtel, logements, bureaux, commerces, tout en conservant l’estampille République Française à son plafond. Ce projet de mutation d’un équipement public en site multi-usages pourrait symboliser la complétude du parcours de Rémi Feredj. (...).

Ingénieure-architecte, diplômée de l’école d’architecture de l’université Saint-Esprit de Kaslik au Liban et de l’école de Paris Belleville, passée par le master en aménagement et maîtrise d’ouvrage urbaine de l’ENPC et le DESS Management immobilier de l’Essec, le riche parcours de Fadia Karam l’a menée, il y a cinq ans, à prendre la direction du développement de SNCF Immobilier et la direction générale d’Espaces Ferroviaires, la filiale d’aménagement et de promotion immobilière du groupe SNCF.. (...).

Les paysagistes sont dans l'air du temps mais l'Alsacien Alfred Peter n'est pas un paysagiste comme les autres. L'atelier qu'il a créé en 1985 à Strasbourg, et qui dispose d'une antenne à Lyon, se définit ainsi comme un « laboratoire d'écologie festive ».(...).

La Tour de Bretagne ne constitue plus son seul horizon. Elue présidente de France urbaine le 24 septembre dernier, Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes et présidente de Nantes Métropole, a élargi son spectre. A 41 ans, elle s’est ainsi ouvert les portes d’une scène politique hexagonale, en porte-parole des maires des grandes villes et métropoles, face à un gouvernement qui se dit plus que jamais tourné vers les « territoires ».(...).

« Faire se rejoindre la main et l’esprit » dans le processus de projet, cette démarche guide le parcours de Jean-Baptiste Marie, designer et architecte de formation, aujourd’hui l’un des spécialistes des stratégies urbaines.(...).

Créé au milieu du double mandat de Barack Obama, Yes We Camp conjugue sens de la formule et volontés concrétisées. Co-fondé en 2012 par Nicolas Détrie, qui en a pris la direction, le collectif regroupe près d’une centaine de collaborateurs permanents orientés par un conseil d’administration collégial composé de 15 membres, dont 8 d’entre eux ont porté - avec succès - la candidature au Palmarès des jeunes urbanistes 2020. (...).

Formés à l’Ecole d’architecture de Versailles, Jean-Marc Bichat, Philippe Chavanes et Paul Bouvier s’associent en 1994 dans l’agence JAM, avec Vincent Marniquet et Mireille Rouleau, partis depuis. Ils sont rejoints en 2006 par Jean-Pierre Castel. Une organisation de travail originale se développe. (...).

En 2005, Christine Leconte, architecte-urbaniste formé à l'Ecole de Versailles, créait son agence Akna. En 2010, elle figurait au Palmarès des jeunes urbanistes. Urbaniste OPQU, architecte-conseil de l’Etat, le conseil et l’enseignement ont irrigué son parcours. Mais c’est dans la participation aux débats sur les enjeux urbains qu’elle donne sa pleine mesure, depuis 2017, comme présidente du Conseil régional de l’ordre des architectes d’Ile-de-France (...).

Il dénonce « le vieux monde qui résiste » mais lui roule dessus. À vélo s'entend. Entre son adhésion au parti écologiste en 2013 et son élection à la mairie de Tours, pourtant réputée conservatrice, il ne se sera écoulé qu'un septennat. Mais Emmanuel Denis, 49 ans, ne vient pas de nulle part non plus. (...).

« Cette arrivée marque incontestablement une étape importante dans la construction de notre groupe », avaient déclaré en 2014 les coprésidents d'Artelia Alain Bentéjac et Jacques Gaillard, alors que Benoît Clocheret venait d'en être nommé directeur général. (...).

Traversant depuis vingt ans les alternances municipales dont la dernière en date de juin, Eric Chenderowsky apporte aux élus de Strasbourg et de son agglomération la mémoire des projets urbains. Celle du passé récent au titre de la direction de l’urbanisme et des territoires de 250 personnes qu’il pilote depuis 2009, « sans conservatisme, je ne suis pas le gardien du temple ». (...).

Confirmé dans ses fonctions ! Nommé à la direction générale adjointe d’Oppidéa, en 2016, sous la mandature de Jean-Luc Moudenc après sept ans passés à la tête de l’établissement public d’aménagement de Paris la Défense (Epadesa), Raphaël Catonnet poursuit sa mission à Toulouse. En juillet dernier, un mois après la réélection de Jean-Luc Moudenc, il s’est même vu nommé directeur général de la Sem. Une fonction qu’il cumule avec celle de directeur général d’Europolia, la SPLA qui porte les grands projets de la métropole (le MEETT, Grand Matabiau…). (...).

Fondée en 2008 par Jean-Louis Subileau (Grand Prix de l’Urbanisme 2001) et Guillaume Hébert (lauréat du Palmarès des Jeunes Urbanistes 2007), Une Fabrique de la ville revendique une position originale, sur une ligne de crête entre la maîtrise d’oeuvre et la maîtrise d’ouvrage urbaine, position qui « offre un point de vue de choix pour concevoir la ville selon des perspectives nouvelles », souligne Guillaume Hébert..(...).

Formée à l’Ecole de paysage de Versailles, engagée dans l’enseignement et la transmission à l’école du paysage à Blois, Grand prix national du paysage en 2005 et en 2018, Jacqueline Osty, Grand Prix de l’urbanisme 2020, est l’auteure du parc Saint-Pierre à Amiens, du parc de Clichy Batignolles à Paris ; mais aussi de l’écoquartier Flaubert à Rouen ou de la nouvelle phase du développement de l’île de Nantes, qu’elle conduit avec l’urbaniste Claire Schorter.(...).

Jean-Luc Porcedo, c’est un parcours atypique, qui n’a pas manqué d’attirer l’attention d’Alain Dinin, le président-directeur général de Nexity. Pendant une vingtaine d’années, ses postes de conseiller au ministère de la Ville, de directeur de cabinet au sein de villes et de départements, ou de directeur de cabinet à l’Assemblée nationale ont forgé son expérience « sur les volets sociaux, urbains et réglementaires de la politique de la ville, et sur la place des habitants », explique-t-il.(...).

La reconstruction de la ville sur la ville n’a plus de secrets pour Stephan Muzika. Voilà 35 ans que le Parisien d’origine la met en pratique, loin de la capitale. Ce fut d’abord en Lorraine, au sein de l’établissement public foncier (EPF) pour la reconversion de friches industrielles et militaires qui battait son plein, au pic de la restructuration de la sidérurgie, des mines de charbon et du textile.. (...).

Son parcours fait corps avec la transformation d’une partie de la Seine-Saint-Denis. A l’actif des équipes de Catherine Léger, directrice générale de Plaine Commune Développement : l’attraction d’investisseurs sur des territoires fragiles, la résorption de fractures spatiales, la création de morceaux de villes, des expérimentations en direction du développement durable. (...).

On l'a vu sur le marché de Saint-Nazaire organiser une enquête publique hors les murs, concept mobile labellisé depuis par la Commission nationale de débat public (CNDP) ; faire le tour de la Gironde dans un bus aménagé en salon afin de dessiner avec la population les contours du département en 2030 ; migrer à Grande-Synthe pour apporter son concours au défi de la transition porté par Damien Carême ; déployer son barnum sous les regards incrédules au cœur du quartier le plus difficile de l'île de Nantes et repartir trois ans après sous les applaudissements... (...).

La tête et les jambes. Catherine Guillouard était partie pour faire une championne de ski. Née à Cannes, son père, qui dirigea le prestigieux hôtel Martinez et par ailleurs passionné de montagne, la lance sur les pistes alors qu'elle n'a pas encore deux ans.. S'ensuit une jeunesse plus sportive que studieuse, avec des deuxièmes trimestres souvent séchés pour disputer les compétitions internationales. Cette scolarité en pointillés ne va pourtant obérer en rien le parcours intellectuel de la jeune femme, qui passe une licence de droit à Sophia Antipolis avant qu'un de ses profs ne la pousse à monter à Paris. (...).

Trouver un architecte davantage impliqué dans la cité que Guillaume Delemazure, c’est difficile. De par sa fonction, le fondateur et gérant de DeA Architectes participe à la fabrication du fait urbain, essentiellement en Alsace. Mais il ne ménage pas, en parallèle, sa présence à titre personnel dans les cercles de réflexion économiques sur le devenir de Mulhouse, sa ville d’adoption (...).

En passant du public au privé, Béatrice Dessaints confie « ne pas avoir eu l’impression de changer de monde ». Près de dix ans de fonctions au sein de l’établissement public d’aménagement de la Défense, jusqu’à fin 2013, lui avaient fait vivre la mutation de la fabrication de morceaux de ville, dans le sens d’un rôle de plus en plus prépondérant attribué à l’urbanisme négocié et au plan-guide d’orientation plutôt qu’au plan-masse immuable. (...).

Les 100 qui font la ville

Les 100 qui font la ville, un hors-série du magazine Traits Urbains

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