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Les 100 qui font la ville

2026

Directrice générale de l’Institut national de l’économie circulaire depuis 2019, Emmanuelle Ledoux se dépense sans compter pour sensibiliser les pouvoirs publics à la circularité. Elle rappelle que la commande publique, qui représente environ 10 % du PIB français, reste un levier sous-exploité. Comment faire mieux ? « En orientant les marchés vers le réemploi, la réutilisation ou la conception durable, l’Etat et les collectivités peuvent permettre à l’économie circulaire de changer d’échelle », préconise-t-elle. (...) 

Juliette Lefébure a été nommée en juin dernier directrice générale de l’Observatoire de l’Immobilier Durable. Sa mission : « solidifier la place de l’OID comme acteur clé de la transition écologique du secteur immobilier ». Economiste de formation (Diplômée de Paris Dauphine en économie internationale du développement), sa conscience des enjeux écologiques l’a conduite à compléter son cursus avec le Master en Environnement, Développement Durable et Risques de Sciences Po Paris. Elle débute sa carrière en 2012 chez Nomadéis, cabinet de conseil spécialisé dans l’accompagnement des transitions énergétiques et écologiques, comme chargée d’études, puis part en 2015 chez PwC comme manager Stratégie Développement Durable, accompagnant les entreprises dans l’intégration des enjeux ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). (...) 

Diplômé de l’ESSEC, Marc Lhermitte entame sa carrière aux États-Unis, où il participe aux activités de prospection d’Invest in France à Los Angeles puis à Atlanta. Il revient ensuite à Paris pour rejoindre l’agence de presse Sequoia.
C’est chez EY Consulting qu’il construit la majeure partie de son parcours professionnel, dès 1997, d’abord en tant que Senior Manager, puis comme Partner, à Lyon puis à Paris. « J’y ai exercé ma passion pour l’intérêt général, c’est-à-dire ce qui rapproche secteur public et entreprises autour de l’efficacité économique, de l’impact territorial et des enjeux environnementaux », précise-t-il. (...) 

Docteure en ethno-écologie du Muséum National d’Histoire Naturelle après un DEA Temps Espace et Société à l’université d’Orléans et au MNHN, Marine Linglart a cofondé la Scop Urban Eco en 2011. Elle avait préalablement créé sa propre structure en juillet 2008 après avoir été salariée pendant huit ans, dont quatre ans en tant que directrice Développement durable au bureau d’études en environnement Écosphère. Elle a construit une expérience de vingt-cinq ans en matière d’études environnementales et de biodiversité appliquées aux milieux urbains et aux interfaces homme-nature, « en mobilisant une approche écosystémique » : AEU/Analyse Environ-nementale sur l’Urbanisme, Charte de quartier durable, études réglementaires… (...)

Cassiane Mariotti incarne l’architecture durable et régénérative au quotidien. Elle a officié ces huit dernières années au sein de la Direction Recherche et Innovation (DRI) de la ville de Rosny-sous-Bois (93). Celle-ci héberge depuis 2010 une maîtrise d’œuvre interne dédiée à la conception et à la réalisation des bâtiments scolaires de la ville.
Ce qui anime Cassiane Mariotti ? Répondre à l’urgence climatique par des actions concrètes. Elle privilégie des approches modulaires, favorisant l’expérimentation, le réemploi, les innovations techniques. (...) 

À la croisée des stratégies économiques et des transitions territoriales, Anne Matysen forge depuis plus de 25 ans un parcours guidé par une conviction profonde : les territoires ne se développent durablement que lorsqu’économie, transitions et intérêt général avancent de concert. Cette exigence d’un développement économique vertueux s’appuie sur une connaissance précise des dynamiques urbaines et des acteurs qui les façonnent. (...) 

Maire du Creusot depuis 2016, David Marti préside la Communauté urbaine Creusot-Montceau depuis 2014. Il est par ailleurs vice-président de Villes de France, membre du conseil d’administration de France Urbaine et participe, à ce titre, à plusieurs travaux nationaux relatifs aux politiques territoriales. La Communauté urbaine Creusot-Montceau regroupe 34 communes rurales, périurbaines et urbaines, constituant un bassin de vie d’environ 100 000 habitants. Héritier d’un passé industriel structurant, ce territoire se caractérise aujourd’hui par une phase de développement socio-économique, marquée par la diversification de son tissu productif, la recherche, l’innovation et la montée en gamme des activités industrielles. Le territoire présente plusieurs caractéristiques : du foncier disponible, une main-d’œuvre qualifiée et une offre de formation structurée, notamment à travers un institut universitaire de technologie reconnu pour ses filières de mesures physiques, de génie électrique et de génie mécanique. (...) 

« Il y a une forme de paradoxe dans le fait de rajouter des mètres carrés alors qu’il y a tant à faire sur l’existant ». Ce constat, Vera Matovic le porte de longue date. Celle qui a toujours voulu être architecte -« mon père était entrepreneur en bâtiment ; j’ai grandi sur les chantiers et au contact de la matière depuis mon plus jeune âge »- a mené des projets de rénovation dès ses débuts, en parallèle du travail en agence, après son diplôme de l’Ensa Paris Val de Seine. En 2012, elle rachète l’agence Savoir-Fair, qu’elle a intégrée en 2004 et dont elle est devenue associée en 2008. Elle l’oriente vers une pratique exclusive de la réhabilitation. L’agence compte une quarantaine de collaborateurs architectes, la moitié évoluant dans le pôle conception, l’autre moitié dans le pôle exécution. « Nous travaillons toujours en mission complète », précise Vera Matovic, « il ne faut pas saucissonner la mission de l’architecte ». (...) 

Dans la famille Mégard, l’architecture tient presque du patrimoine génétique. Mais Rose, elle, a pris la tangente. Derrière ses petites lunettes rondes, la directrice du développement des activités conseil et exploitation d’Egis en France revendique une lecture plus horizontale de la fabrique urbaine. Non pas les plans, mais les trajectoires. Non pas la verticalité, mais les chaînes d’acteurs. « Développeur territorial », aime-t-elle résumer.
Entre Marseille, Paris et les métropoles régionales, la diplômée de Sciences Po Lyon et de la chaire d’économie urbaine de l’ESSEC arpente les territoires où Egis déploie son conseil stratégique. Depuis plus de quinze ans, elle évolue dans l’écosystème des ingénieurs, un environnement qui a façonné son regard hybride, entre économie urbaine, stratégie publique et ingénierie territoriale. (...) 

Après avoir échangé avec David Miet, vous n’envisagerez plus la question de la densité de la même façon ! Il s’est tourné vers l’urbanisme après des études d’ingénieur des travaux publics et d’architecte. Il a, pendant dix ans au sein d’une équipe qui menait des travaux de recherche appliquée au ministère de l’Écologie, planché sur la conception des espaces publics, l’optimisation des projets en milieu urbain, et déjà la densification des villes. En 2012, il crée Villes vivantes, dont il établit le siège à Bordeaux, avec quatre associés : Denis Caraire, urbaniste, Thomas Hans, ingénieur paysagiste, Amandine Hernandez, architecte maître d’œuvre, et Paul Lemperière, architecte. « Notre vocation, c’est d’inventer des façons de faire et des outils pour fabriquer la ville avec ses habitants », résume David Miet. « Notre vision, qui constitue une voie alternative à la construction de la ville par des promoteurs, repose sur le principe d’une coproduction avec les habitants. » (...) 

Antoine Monnerie exerce depuis plus de 25 ans dans le secteur de l’aménagement public. D’abord au sein d’une SEM régionale, puis de collectivités locales. Il rejoint en 2011 l’équipe de Bordeaux Euratlantique, où il pilote notamment la reconversion d’un ancien centre de tri postal en Cité numérique.
Nommé en 2017 directeur opérationnel et du développement de Territoires Rennes, sa mission, menée en appui des équipes, permet à la société d’obtenir de nouveaux contrats et de diversifier ses activités, dans le champ de la rénovation énergétique notamment. Une équipe de cinq personnes facilite ainsi l’émergence de projets de rénovation énergétique performante en copropriété en intervenant en tiers de confiance auprès de l’ensemble des parties prenantes. En cinq ans, ce sont près de 2 500 logements en copropriété rénovés, soit près de 4 000 tonnes de CO2 évitées par an. (...) 

« La dernière crise a sonné le glas d’un système qui a fonctionné pendant plus de vingt ans, elle nous offre l’opportunité de fabriquer une ville plus désirable ! » Une ville dans laquelle Ludovic Montaudon entend bien que Tisserin, dont il est le P-DG, joue pleinement son rôle. Ou plutôt ses rôles puisque le groupe nordiste est présent sur plusieurs terrains : la promotion privée, l’habitat social, la construction pavillonnaire et l’administration de biens. Tisserin, Sacicap membre du réseau Procivis, existe depuis 1908. Ses activités de promotion immobilière le placent parmi les acteurs nationaux du secteur, depuis le rachat de Nacarat en 2020, avec près de 280 millions d’euros de chiffre d’affaires. Dans le même temps, Tisserin agit aussi pour le logement social, via sa filiale Tisserin Habitat, qui gère 6 000 logements sociaux dans le Nord et le Pas-de-Calais. (...) 

Sa licence de philosophie (Paris I) puis son diplôme de Sciences Po Lille en poche, Margaux Nebout, qui se définit comme une littéraire bien plus que comme une scientifique, se retrouve, par conviction, baignée dans les thématiques de cohésion urbaine et de lutte contre les ségrégations territoriales lors d’un stage au secrétariat général du Comité interministériel des villes, à Saint-Denis. Là, elle découvre l’urbanisme. Et se passionne. « C’étaient les débuts de l’Anru, le lancement du Grand Paris… ». Elle enchaîne avec un stage à la mairie de Paris, et décroche sa place à l’école d’urbanisme de Sciences Po. (...) 

Construire son parcours sur des bases solides - et les entretenir. C’est le principe qui guide Michaël Pélissier, président du groupe SOLS qui compte 450 collaborateurs et plusieurs filiales sur le territoire national. L’aventure démarre en 1993, année de création de l’entreprise familiale. En 2013, il prendra les rênes après un parcours jalonné par trois étapes formatrices. La crise de 1993 qui secoue le bâtiment le plonge directement dans le bain. « C’était assez violent », se souvient-il. « Il fallait s’appuyer sur les objectifs et garder le cap. » Croissance en berne, taux d’intérêt élevés, recul des programmes publics... Le socle de valeurs de l’entreprise permet de résister. (...) 

Les 100 qui font la ville

Les 100 qui font la ville, un hors-série du magazine Traits Urbains