Didier BELLIER-GANIERE Didier BELLIER-GANIERE © DR

Le directeur de la stratégie partenariat et croissance de 1001 Vies Habitat, ex-Logement Français, nommé en mai dernier, arrive dans un moment de bouleversement pour le bailleur social. Didier Bellier-Ganière explique comment le groupe veut s’adapter à la nouvelle donne, financière notamment.

Ce poste de directeur stratégie partenariats et croissance a-t-il été créé pour vous ? 

La création du poste répond avant tout à une nécessité, à la suite de la profonde mutation interne engagée depuis deux ans menée dans le sens d’une plus grande intégration, avec notamment pour objectif d’améliorer la performance opérationnelle. Les décisions du gouvernement intervenues fin 2017, la Réduction des loyers de solidarité (RLS) en tête, nous ont poussés à aller au-delà de cette démarche pour réinventer le modèle de 1001 Vies Habitat et trouver des relais de croissance. C’est dans ce cadre que mon poste de directeur a été créé.

Au service de quelle stratégie, justement ?

La ligne directrice pour 1001 Vies Habitat, c’est la création de valeur, tant économique que sociale. Au niveau économique et financier, nous avons la nécessité d’absorber les chocs de la RLS, de l’augmentation de la TVA ainsi que celle de l’augmentation des contributions à la CGLLS. Ma direction a donc la charge de mettre en œuvre des partenariats industriels créateurs de valeur avec d’autres bailleurs sociaux, tels que la mutualisation des achats. Des partenariats capitalistiques peuvent également s’envisager dans le cadre de rapprochements avec des bailleurs ayant moins de 12 000 logements en gestion, soumis, conformément aux dispositions de la loi Elan, à l’obligation de s’adosser à un grand groupe. La création de valeur passe également par des actions de diversification de l’offre de logements. Le groupe a pour ambition de porter sa production de logements en accession sociale à 250 unités par an, une réflexion est menée pour la création d’une filiale spécialisée dans la construction de logement intermédiaire, et nous pensons développer de nouveaux produits tels que les résidences pour personnes âgées. Ainsi nous seront en capacité d’accompagner encore mieux nos résidents tout au long de leur parcours résidentiel, c'est là la création de valeur sociale, et de dégager de nouvelles ressources pour continuer à assurer notre mission sociale.

En quoi votre profil sert-il votre nouvelle fonction ?

Je suis passionné par la fabrique de la ville et toute ma carrière s’est construite autour de cette passion, à travers deux aspects fondamentaux : le logement et l’aménagement. L’approche logement a prévalue au début de ma carrière en administration déconcentrée, au CG92, où j’ai créé de la direction de l’habitat, et au ministère du Logement. Puis j’ai eu à traiter des questions d’aménagement et de suivi de projets complexes à Grand Paris Aménagement, puis en tant que directeur général de l’Epamsa et enfin dans le cadre de l’élaboration du projet Paris 2024, dont j’ai été le directeur. En tant que directeur de la stratégie partenariats et croissance, tous ces sujets s’entremêlent, et c’est ce qui est passionnant.

Les 100 qui font la ville

Les 100 qui font la ville, un hors-série du magazine Traits Urbains

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