2021
En janvier 2019, Eric Charmes publie La revanche des villages aux éditions du Seuil. En pleine crise des Gilets jaunes, cet essai sur la France périurbaine prend la forme d’une contre-critique. En effet, la réalité qui y est décrite n’est pas totalement noire. Attirés par l’idéal de la vie à la campagne, les périurbains représentent aujourd’hui un quart de la population française (...).
De l’habitat informel marocain à l’urbanisme marseillais : le parcours de Mathilde Chaboche dessine une carte du Sud. Cette tête bien pleine – diplômée de Sciences-Po et de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme régional d’Aix-Marseille – a roulé sa bosse sur plusieurs continents avant de se fixer à Marseille au début des années 2010. « Au cours de mes études, je me suis spécialisée sur les pays en voie de développement. J’ai enchaîné par des expériences au Pérou, en Argentine... avant de travailler durant cinq ans au Maroc » (...).
Une fidélité sans faille à l’immobilier, de la vente de bureaux à l’organisation du Mipim sur le continent asiatique avant de franchir le pas de la promotion immobilière à l’aube de l’an 2000. Le voilà aujourd’hui à la tête d’un ensemble totalisant plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en travaillant sur la promotion et l’asset management. Son ambition tient en quelques mots et en une passion. « Je me considère comme un acteur de la ville », martèlet-il (...).
« Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que le street art embellit Grenoble, ça fait parler, ça amène quelque chose en plus. Avant, Grenoble, c’était la capitale des Alpes, la capitale des sciences, la capitale de beaucoup de choses. Aujourd’hui, il y a une dimension culturelle street art très forte qui fait rayonner la ville d’une manière supplémentaire, une nouvelle identité s’est ajoutée », déroule, enthousiaste, Jérôme Catz, du haut de ses sept années à la tête du Grenoble Street Art Fest, rebaptisé Street Art Fest Grenoble Alpes en 2019 (...).
« Je fais des allergies au soleil » : en bon Breton, Franck Caro n’était a priori pas prédisposé pour travailler sous les coups de boutoir caniculaires de la Méditerranée. Ce Vannetais est pourtant installé sur les rives du vieux-port depuis le printemps 2021. Il dirige la société publique locale d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) Aix-Marseille-Provence, instance déployée par l’Etat et les collectivités (Métropole et Ville) pour mener la lutte contre l’habitat indigne. (...).
Il aurait pu être cuisinier. Il se projetait architecte d’intérieur. Il est devenu urbaniste, et militant de la cause urbaine. « J’avais une forme d’appétence pour les villes et ce qu’elles étaient capables de générer », se souvient Louis Canizarès (...).
Agé de 41 ans, ce Nancéien d’origine jongle déjà depuis deux décennies avec les concepts scientifiques, philosophiques et urbanistiques. (...).
« A 17 ans, je voulais être sociologue et prof’ de fac’... » : un quart de siècle plus tard, Jérôme Dubois est maire, professeur d’urbanisme et urbaniste conseil. Une triple casquette que coiffe avec entrain ce Sétois qui partage son temps entre Volx, commune du Val de Durance riveraine de Manosque et dont il est le premier magistrat depuis près de vingt ans, Aix-en-Provence et Marseille où il enseigne à l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional (IUAR) et à l’école nationale supérieure d’architecture de Luminy (...).
Après une décennie à assumer la fonction de directeur général de Groupama Immobilier, Eric Donnet se définit comme « un homme de projets et de développements ». Ses missions ? « Faire naître des projets et les amener à se concrétiser, et faire croître Groupama dans son exposition immobilière » (...).
C’est en janvier 2020 que Marlène Dolveck est nommée directrice générale de SNCF Gares & Connexions, qui exploite les 3 000 gares françaises – « 10 millions de visiteurs par jour et 10 millions de mètres carrés gérés », résume-t-elle. Un poste à fortes turbulences, dont elle prend la responsabilité à la sortie d’une des plus longues grèves de l’histoire de la SNCF, déclenchée par la réforme des retraites, et peu avant le premier confinement et la baisse drastique du trafic qui allait s’en suivre. (...).
En avril dernier, l’OID a donc décidé de confier sa gouvernance à cette femme de 47 ans, et ce n’est pas anodin. Désormais, l’association est reconnue d’intérêt général et réunit plus de 80 membres, qui représentent plus de 20 000 bâtiments et quelque 50 millions de m2. De l’OID, Sabine Desnault dit apprécier « l’indépendance, la capacité à décrypter les enjeux et les textes, et une réelle faculté à impacter la filière. C’est à la fois un travail de terrain et d’industrialisation ». Que l’OID cherche désormais à déployer à l’échelle européenne, toujours dans cette logique de fédération. (...).
Boris Derichebourg prône « une approche entrepreneuriale différente ». Il restructure l’entreprise en misant sur de nouveaux métiers (services généraux, maintenance urbaine), s’adresse à l’industrie (aéronautique, automobile…), au tertiaire, et développe des activités d’interim. Il s'entoure de partenaires dans l’internet des objets et la robotique et signe en 2016 un partenariat avec La Poste pour son programme French IoT (...).
« Je m’attacherai à inscrire l’architecture comme un vecteur d’analyse de la société, un témoin de notre histoire et un matériau actif qui nous propulse dans les évolutions ultra rapides de notre société. L’architecture a un rôle social, culturel, économique, politique et environnemental. Elle doit contribuer à l’adaptabilité de nos modes de vie face aux puissantes transformations de la ville et aux états de crise » (...).
Caroline Delgado-Rodoz fait partie de la génération montante des responsables immobiliers qui souhaitent penser l’immobilier autrement : donner du sens à chaque opération, accompagner les occupants, donner une dimension durable et écologique viable à une industrie ô combien productrice en carbone (...).