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Les 100 qui font la ville

2025

Faire avancer de concert les filiales de Bouygues dans toute leur diversité sur la route d’un développement durable, ainsi peut se caractériser la mission de Fabrice Bonnifet, à la tête de cette direction thématique au sein au groupe de construction, médias et télécommunications, récemment étendu avec Equans aux énergies et services. « Les défis sont immenses, chacune de nos sociétés progresse en se concentrant sur les enjeux les plus matériels. Le long travail d’animation et de stimulation porte ses fruits, de vraies ramifications s’opèrent entre elles », estime-t-il. (...)

« Le bailleur social n’est pas un acteur isolé, c’est un acteur du territoire parisien qui participe à la politique de la ville, anime l’espace public avec des commerces de qualité, gère la question du tri des déchets, développe le
vélo à Paris, s’intéresse à l’insertion des populations … ». Diplômée de Sciences Po puis de l’ENA (promo Denis Diderot), Valérie de Brem commence sa carrière à la Mairie de Paris. Après quelques années à la tête de la direction de la petite enfance puis à celle de la jeunesse et des sports, elle devient secrétaire générale en charge du pôle économique et social. Elle y participe au pilotage stratégique, à l’animation du réseau des directions administratives de la Ville de Paris ainsi qu’à la préparation des dossiers d’arbitrages des élus.

Il a longtemps été le « Monsieur chiffres » de l’artificialisation des sols. Récemment nommé directeur Valorisation et harmonisation du territoire rural et urbain au sein de la Communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut, Martin Bocquet a fait partie de la poignée d’instigateurs de l’observatoire de l’artificialisation du Cerema, la fameuse plateforme qui compile toutes les données nationales en matière de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (Enaf). (...)

« L’architecture selon Clément Blanchet a dix ans. C’est en 2014, à 32 ans, que le directeur d’OMA France ouvre sa propre agence à Paris, Clément Blanchet Architecture (CBA). Diplômé de l’école d’architecture de Versailles, il travaillait alors depuis dix ans pour l’agence de Rem Koolhaas, dont il était devenu associé en 2008, et dont il est resté partenaire local sur certains projets français tels que la bibliothèque de Caen, l’Ecole centrale à Saclay ou le pont Simone-Veil à Bordeaux. (...)

« Depuis de nombreuses années, le territoire français se fracture. Les métropoles attirent les investissements alors que les banlieues et les zones rurales sont délaissées », pointe Sébastien de Hulster, président de la foncière Bellevilles.. (...)

Nicolas Bauquet a un parcours étincelant. Normalien, agrégé et docteur en histoire, il a enseigné le français à Harvard. Jonglant avec les fuseaux horaires, il a passé huit ans au service de la diplomatie française, d’abord en tant que directeur de l’Institut français - Centre Saint-Louis à Rome de 2010 à 2014, puis comme conseiller de coopération et d’action culturelle du Bureau français de Taipei de 2014 à 2018, où il a notamment travaillé sur les enjeux de transition écologique, d’innovation numérique et de participation citoyenne. (...)

Elle qui avoue être « tombée dans l’immobilier » aurait pu remonter les échelons dans un seul silo : gestion immobilière à ses débuts, asset management à partir de 1998 chez Awon au sein de la Société de la Tour Eiffel (STE). Et caetera, et caetera ? Non, car Odile Batsère a bifurqué vers la RSE, dès 2013, en prenant la responsabilité de ce thème chez STE. Ce fut un tournant pour elle. (...)

L’arrivée du Grand Paris Express constitue une opportunité de développement pour les villes concernées, autant qu’un défi de taille. Ce n’est pas François Bourvic, à la tête de la Société publique locale Marne-au-Bois depuis avril 2018, qui dira le contraire. Pour les 13 communes rattachées au territoire Paris-Est-Marne et Bois, situées autour du Bois de Vincennes et sur lesquelles intervient la SPL, c’est même « un chamboulement majeur », souligne-t-il. Le logement, la circulation, la redynamisation des centres-villes… un aggiornamento à grande échelle est en cours.

Diplômée de l’Ecole d’architecture de Saint-Etienne et de l’Institut d’urbanisme de Lyon, Brigitte Bariol-Mathais a d’abord exercé dix ans en libéral essentiellement sur de la commande publique en Rhône-Alpes avant de devenir en 2015 architecte-urbaniste de l’Etat à l’issue d’une préparation du concours à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées et à l’Ecole de Chaillot. (...)

Le débit de parole est impressionnant : Isabelle Baraud-Serfaty a tant à dire ! Dans son propos, un mot revient comme un leitmotiv : « partage ». Sur ce partage, elle a bâti ibicity, agence de conseil et expertise en économie urbaine (...)

IUDo comme Initiatives Urbaines Domes-tiques. Ou « guider » en japonais. Et de fait Benjamin Aubry nous éclaire. Architecte-urbaniste diplômé de l’ENSA Versailles en 2011, il a grandi dans un pavillon ; alors il a choisi de faire du pavillonnaire son sujet de prédilection. « On entend sans cesse parler de la raréfaction du foncier comme d’une des principales difficultés à construire de nouveaux logements mais en même temps le territoire n’a jamais compté autant de petits propriétaires fonciers… ». Les données statistiques de la Métropole du Grand Paris indiquent, en effet, que les 4/5èmes de la surface dédiée à l’habitat sont occupés par un tissu pavillonnaire qui ne représente qu’un gros quart du volume de logement. Benjamin Aubry en dresse le constat suivant : les modèles actuels de production de la ville ne sont plus en phase avec le fait métropolitain.

Le collectif, c’est ce qui guide les fondateurs et fondatrices de l’Atelier de l’Ours, lauréat du Palmarès des jeunes urbanistes 2024. « L’Ours » en référence à l’encadré regroupant les noms des participants à une publication : «cela traduit notre envie de placer le travail d’équipe et l’interdisciplinarité au cœur du processus de création », expliquent les quatre paysagistes concepteurs, tous quatre formés à l’Ecole de la nature et du paysage de Blois.

Ni architecte, ni conservateur de musée, ni historien de l’art, l’homme au parcours de magistrat financier (Cour des comptes) et de politique (adjoint au maire de Paris, sénateur) n’avait a priori pas le profil. C’est pourtant bien Julien Bargeton qu’Emmanuel Macron a choisi parmi onze candidats, sur proposition de Rachida Dati, pour succéder à Catherine Chevillot. (...)

2023

Petite, elle ne s’imaginait pas autrement que dans une blouse verte de vétérinaire… L’échec à l’issue de la prépa fut rude. « Au service d’orientation, une conseillère m’a dit que je devrais travailler dans la géographie et faire de l’aménagement du territoire. J’ai trouvé ça ubuesque… », sourit aujourd’hui Stella Gass, tout en saluant la clairvoyance de son interlocutrice d’alors. Maîtrise de géographie à la Sorbonne puis DESS en aménagement du territoire - à Tours - sur la dynamique des paysages et l’organisation des espaces ruraux, l’Alsacienne s’immerge alors dans le Parc naturel régional du Morvan, à la faveur de stages. « J’ai adoré ce territoire. La manière dont sont perçus le développement et les enjeux de de biodiversité, me reste aujourd’hui ». Tout comme cette phrase prononcée par son directeur au sein du département de l’aménagement et de l’environnement de la Région Bourgogne, dans l’élan d’un premier poste : « quelle que soit la fonction dans laquelle vous évoluerez au cours de votre carrière, vous devrez toujours veiller aux enjeux environnementaux »…

Les 100 qui font la ville

Les 100 qui font la ville, un hors-série du magazine Traits Urbains