2023
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Le successeur de Boris Ravignon à la présidence-direction générale de l’Ademe, Sylvain Waserman, est diplômé de Telecom Sud Paris (1995), du Theseus International Management Institute (1997) et de l'ENA (2008). Il débute sa carrière en tant qu'ingénieur dans les télécommunications, avant de devenir en 2009 directeur général du réseau GDS – Gaz de Strasbourg où il a œuvré au développement de réseaux de chaleur urbains et à la mise en place de contrats de performance énergétique à l'échelle de quartiers.
Large sourire, franche poignée de main, regard perçant. Laëtitia Vidal est directrice générale de Pierre Passion, mais aussi vice-présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Toulouse Occitanie en charge de la communication et présidente de l’ObserveR de l’immobilier toulousain. A 51 ans, elle incarne un parcours sans faute et décomplexé dans un univers très masculin. « Je me débrouille très bien avec ça ! D’ailleurs, on me dit souvent que je suis un mec comme les autres, je n’ai jamais eu peur de m’imposer dans cet univers », plaisante-t-elle.
© Mairie de Dunkerque
© Hamdi Chref / RATP
« Tête de file d’une génération de concepteurs, il démontre qu’il est possible de réaliser des projets ambitieux, qualitatifs et créatifs dans des territoires faiblement dotés en ingénierie, peu attractifs pour le marché et financièrement contraints » : commentaire particulièrement élogieux du jury du Grand Prix de l’urbanisme 2023 qui a désigné au printemps dernier l’architecte urbaniste Simon Teyssou lauréat dès le premier tour. Jury qui a tenu à « saluer ses travaux, sa pensée et son engagement qui mettent à l’honneur ces espaces souvent modestes, parfois les oubliés de l’urbanisme, qui fondent l’identité de la France et se révèlent être des laboratoires sociétaux, urbains et environnementaux ».
© Alban Van Wassenhove
Docteure en urbanisme et aménagement du territoire, économiste de formation, enseignante à l'Institut d'urbanisme de Grenoble, chercheuse au laboratoire Pacte, Magali Talandier, 48 ans, s'est forgé une stature nationale. Elle est aussi auteure de nombreuses publications et d'ouvrages, pas moins de trois sont sortis au début en 2023. « Je suis sursollicitée, mais c'est tant mieux », lance-t-elle, avec le sourire, et ce petit accent qui ne l'a jamais quittée, celui de Narbonne, sa ville natale.
© H. Lawson-Body
© Ville de Tours
Anna Saint-Pierre fait de la ville, ou plutôt de ses vestiges, le terrain de jeu de son renouveau. Passée par l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de 2012 à 2016, section design textile et matière, elle s’engage ensuite dans le programme doctoral Sciences, arts, création, recherche (SACRe) à l’Université Paris Sciences et Lettres. Elle y soutient en mars 2022 une thèse intitulée « Textiliser la mémoire bâtie, par la réutilisation in situ des gravats », sous la co-direction de Jean-François Bassereau, Aurélie Moss et Éric de Thoisy. Cette thèse CIFRE, subventionnée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a été développée avec l’agence d’architecture SCAU.
Un polytechnicien, encore un… Il n’est pas rare d’en rencontrer dans les colonnes de Traits urbains. Mais celui-ci a mis son efficience intellectuelle au service de la création urbaine. Ancien élève de l’X donc, mais aussi ingénieur des Ponts et chaussées et architecte DPLG, Thomas Richez crée son agence en 1985 avec Edouard François et Bertrand Rubus, dans une approche globale : d’emblée, il s’intéresse à la fois à l’architecture, à l’urbanisme et au paysage. S’ensuivront la conception de trois tours à Euralille, de l’ambassade de France à Singapour, d’une ville nouvelle en Malaisie, du quartier des Grisettes à Montpellier, mais aussi de projets de mobilités, domaine dans lequel l’agence fait référence. La liste est longue : les tramways du Mans, d’Orléans, de Brest, de Tours, de Casablanca, d’Angers, des pôles d’échange à La Baule ou Lens, des centres de maintenance à Bordeaux ou Champigny, mais encore la gare de Massy-Palaiseau du Grand Paris Express.
La terre crue colle aux semelles de l’architecte franco-marocaine Nadya Rouziem Labied. Praticienne depuis 2003, elle travaille dans diverses agences durant quatorze ans mais sans réelle satisfaction intellectuelle car « dans l’architecture, c’est l’aspect recherche qui [l]’intéresse le plus ». En 2016, Nadya Rouizem décide donc de reprendre ses études à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : après un post-master elle s’inscrit en doctorat. Le titre de sa thèse, lauréate de la bourse de la Caisse des Dépôts pour la recherche en architecture : « Modernisation de l’architecture en terre au Maroc 1960-1973 : expérimentations et devenir ».